Wer ins Fier blost
dem fliege Funke ins Aug  Qui souffle sur le feu reçoit des flammes dans l'oeil
alsace, Cigogne Alsacienne Patriotique,mémoire d'alsaciens
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Voyez les désagréments qu'éprouva le Boche Hans Depoubel grâce
à une honnête cigogne alsacienne et patriote ;
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La Cigogne! Y a-t-il au monde un animal plus populaire?
Qui, en Alsace, ne connaît cet oiseau sauvage et pourtant domestique, à la démarche majestueuse et grave?
De loin le voyageur en aperçoit la silhouette : un corps haut sur pattes, au long bec emmanché d'un long cou , trônant au faite d'une église ou d'une cheminée, contemplant du haut de son nid, avec philosophie, les allées et venues de ces paisibles paysans d'Alsace qui le considèrent comme un gage de bonheur (n'est-ce pas lui qui apporte les bébés ?) le protègent et le vénèrent.
La cigogne n'est-elle pas, elle, la voyageuse au long cours, comme un symbole de ce pays dont les habitants aiment s'évader vers les lointains rivages et les terres inconnues? Ne rappelle-t-elle pas que la plaine du Rhin est une terre de passage où circule un intense courant d'échanges non seulement humains, mais aussi fauniques : terre de rencontre et d'interpénétration de deux régions biogéographiques : celle de l'Europe Méditerranéenne (dont la Mante Religieuse des collines sous-vosgiennes est un des représentants les plus remarquables) et celle de l'Europe Septentrionale et Centrale, dont la cigogne est le messager le plus populaire, à côté de beaucoup d'autres, tel par Rongeur terricole, dont le nom seul, évoque l'origine septentrionale.

Qu'il pénètre dans le Beau Jardin d'Alsace, si riche en souvenirs historiques et en sites enchanteurs, par l'antique voie de la Trouée de Belfort, ou par la route royale du Col de Saverne, le voyageur rencontrera, dans les villages si charmants, solidement construits au faîte d'une maison, d'une église, d'une cheminée désaffectée, ces nids massifs dont la charpente, faite des branches entrelacées, donne refuge aux inévitables moineaux.
De temps à autre, quelque vieil arbre coiffé d'un nid, se profilera dans le lointain.
Le Curieux de la Nature trouvera le temps de s'arrêter au pied d'un de ces nids pour épier les gestes des bâtisseurs et observer leurs mœurs, et pourra méditer sur la fidélité des cigognes à revenir à leur nid natal, fût-il situé au milieu des ruines; pâle image de la ténacité humaine. Bientôt peut-être le promeneur qui visite le zoo de l'Orangerie pourra à l'aise étudier ces oiseaux, si les efforts faits à l'époque par M. A. Schierer et la Société des Amis du Zoo pour les acclimater dans ce parc sont couronnés de succès.

En 1952 la population des cigognes selon l'enquête internationale faite par la Station ornithologique de Rossitten (plus tard à Radolfzell, Allemagne) est d'environ 77.000 couples (dont environ 62.000 têtes en Afrique du Nord (Bouet); la population en Alsace est bien minime et semble même aller en diminuant.
En effet, l'enquête annuelle à laquelle procède M. A. Schierer, sous les auspices du Musée Zoologique de Strasbourg , avait permis de dénombrer en 1951, pour le Haut-Rhin, 22 nids occupés et 90 pour le Bas-Rhin.
Soixante cigogneaux sont nés dans le Haut-Rhin, 263 dans le Bas-Rhin, soit en moyenne 3 par couple.

La cigogne manifeste une préférence marquée pour les vallées des affluents du Rhin: l'Ill, la Zorne, la Moder..., comme le montrait la carte établie d'après les données recueillies par A. Schierer.
Elle délaisse trois régions assez nettement délimitées : la Forêt de la Hardt (Haut-Rhin) entre l ' Ill et le Rhin et, dans le Bas-Rhin, le Kochersberg et la Forêt de Haguenau, car elle n'y trouverait pas la nourriture pour ses jeunes et elle-même.

Le menu est loin d'être uniforme et reflète la composition de la faune de l'endroit.
Le plat de résistance est la grenouille rousse; mais la cigogne ne dédaigne pas les insectes, ni les petits mammifères : ainsi, selon Schütz, l'on a dénombré dans l'estomac d'un animal 176 hannetons, 1.315 criquets, 674 carabes, 730 fausses chenilles de tenthrènes.

Oiseau migrateur, la cigogne, annonciatrice du renouveau printanier, revient dans nos régions vers la mi-mars.
Elle vient de fort loin : ses quartiers d'hiver se trouvent en Afrique du Sud à environ 9 à 10.000 kilomètres de son pays natal.
La route, aux multiples péripéties, est d'abord orientée vers le Nord, puis longe la lisière méridionale du Sahara, vers l'Ouest; la cigogne, alors, reprend la direction nord, remontant la côte de l'Atlantique, traverse l'Espagne et la France (une cigogne baguée en Alsace par Schierer a été capturée dans l'Aude) et pénètre dans la plaine Rhénane par Belfort.
Quels efforts n'a-t-elle pas dû faire, quels embûches et dangers n'a-t-elle pas su éviter, de quels prodiges son instinct n'a-t-il pas été capable pour que cet oiseau retrouve en Alsace le gîte qu'il avait construit l'été précédent pour sa nichée !

C'est donc généralement vers la mi-mars que le mâle, d'abord seul, revient reconnaître les lieux; puis il s'envole de nouveau pour revenir quelques jours plus tard accompagné de sa femelle et, dès lors, le couple prend possession de son nid et en continue la construction et le répare.

Une fois installés, les propriétaires du nid défendent leur domaine contre les incursions d'autres oiseaux.
L'on peut, dès lors, observer facilement leurs mœurs assez singulières...
Cette attitude de repos ou de quiétude, où l'oiseau, debout sur une patte, les plumes dégagées, le cou rentré, semble rêver; cette attitude d'inquiétude où l'oiseau, à l'approche d'un danger ou d'un ennemi, a le corps dressé, presque vertical, les plumes appliquées.
L'on pourra tout au cours du printemps surprendre le couple aux constructions de son nid : la cigogne, moins habile que le passereau qui hante son nid, aura beaucoup de peine à mettre à la place convenable la motte de gazon ou la branche qu'elle vient d'apporter; ou encore l'on assistera au repas des jeunes.
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Mais la manifestation la plus originale de notre oiseau est le claquètement du bec, audible de loin, qui lui a fait donner, dans les pays de langue germanique, le surnom populaire de Klapperstorch .
Ce claquètement, seul son émis par les adultes, est l'unique expression des émotions internes: il est aussi un avertissement adressé à un trop audacieux voisin.
Il accompagne l'accouplement et se fait régulièrement entendre lorsque le compagnon revient au nid, car il fait partie du cérémonial de réception.
En émettant ces sons secs et saccadés, caractéristiques de son espèce, la cigogne prend successivement diverses attitudes remarquables qu'il est aisé d'observer.
Le claquètement débute en général en position normale de l'oiseau, mais presque aussitôt, l'oiseau, d'un geste rapide, redresse la tête, le bec vertical, puis la rejette sur le dos : c'est le moment de suprême intensité de l'émotion traduite par une force et une rapidité accrues du claquètement; quelques secondes passées, la cigogne revient au repos, et le claquètement cesse.
Comme le compagnon enchaîne les deux cigognes font entendre simultanément leur claquètement, exécutent en même temps leurs gestes identiques et terminent la cérémonie par quelques coups d'ailes.

Mature à quatre ans, la femelle pond généralement quatre œufs de 120 grammes et commence l'incubation, qui dure 30 jours, aussitôt pondu le premier œuf : les éclosions des jeunes sont donc échelonnées et le dernier-né sera souvent le souffre-douleur, souvent expulsé du nid, voire mangé par l'un de ses propres parents.
Le jeune pèse à la naissance 70 à 77 grammes a un aspect passablement différent de celui qui sera le sien plus tard : son bec est court et noir, ses pattes rosés, son duvet blanc, son attitude accroupie.
Dès le premier jour, il se nourrit en prenant la nourriture que ses parents, à tour de rôle, dégurgitent sur le fond du nid; dès le premier jour il claquète; mais son répertoire est plus riche de deux sons que celui de ses parents : l'un de ces sons, de consonance assez gutturale, précède le claquètement ; l'autre est une sorte de miaulement par lequel le jeune mendie sa nourriture.
Dès le 16e jour, le jeune s'essayera à se mettre debout, il n'y réussira que vers le 25e jour. Vers le 43e jour, il fera les premiers battements d'ailes; à deux mois et demi, il quittera le nid parental.
Pendant tout le temps, les parents garderont le nid à tour de rôle et pendant les premières semaines la présence au nid d'un adulte est de règle.

Dès le début du mois d'août, la famille de cigognes se dissocie et commence les préparatifs de départ.
La population d'une région se rassemble dans un pré.
Les groupes de voyage vont se constituer.
Il arrive lors de ces attroupements que l'humeur combattive d'une cigogne déclenche une bataille de cigognes : purement accidentelles, ces sortes de rixes n'ont pas la signification d'une épreuve ou d'un jugement que la rumeur populaire leur attribue.

Et, le moment venu, peu après la mi-août, les cigognes prennent leur essor pour rejoindre, groupe par groupe, d'étape en étape, leurs lointains quartiers d'hiver, retrouvant là-bas en Afrique Australe, leurs congénères, nées dans les régions septentrionales et orientales de l'Europe et dont la route passe par les Balkans, le Proche-Orient et la Vallée du Nil.
Elles vivront là-bas leur vie de cigogne, durant l'été austral, tandis que dans notre pays peu à peu, le coloris automnal remplacera la verdure de l'été, que les oiseaux estivants céderont la place aux hivernants, que le cycle des saisons entrera dans sa phase finale de repos préparant le renouveau printanier.


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